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mardi 6 août 2013

Le SILO 2013 en marche: Poindimié

Le SILO fête ses 10 ans et nous réserve des surprises.
L'une d'entre elles: la table ronde à laquelle je participe le vendredi 09 août sera radiodiffusée.
9h à 10h30 Communications sur l'écrivain en Océanie suivies d'un débat.
Table ronde avec
Jean-François Vernay : Le statut de l'écrivain insulaire

Luc Camoui : Écrire : héritage ou choix de vie

Hamid Mokaddem : Écrire, éditer et publier en Océanie

Ces 3 communications modérées par Sonia FASSEL seront diffusées à la radio par RNC Première sous la houlette de Gilles Marsauche.
Extrait de ma conférence:
"L’autoédition protéiforme représente près de 90% de la production néo-calédonienne. Certaines personnes impriment leurs textes via lulu.com, le leader mondial de l’autoédition sur Internet. D’autres plus malins fondent des éditions à grand renfort de subventions afin de publier leurs textes qui constituent la priorité et la substantifique moelle du catalogue. D’autres encore s’adressent à l’Harmattan, dans la collection Lettres du Pacifique dirigée par Hélène Colombani, qui propose une « édition participative » doublée de l’exigence de remise d’un manuscrit avec mise en page calibrée, prêt à être imprimé : si sélection du manuscrit il y a, elle est nettement moins rigoureuse que chez un éditeur digne de ce nom car le catalogue est un joyeux fourre-tout. De plus, il n’y a pas de véritable travail d’édition. Par « véritable travail d’édition », j’entends, outre la proposition de corrections et de remaniements qui sont d’usage, la production d’un texte qui sera, en phase ultime, préparé typographiquement et composé. Ce n’est pas le cas. L’auteur doit fournir une copie de son texte prêt à flasher et a l’obligation d’acheter un stock de livres ou de verser de l’argent (près de 3000 euros). C’est un leurre : l’édition participative propose l’achat d’un lot pour diminuer sa part de prise de risques commerciaux, mais généralement assure tous les autres aspects de l’édition : mise en page, correction, promotion, etc.
L’autoédition basique, comme Amalthée se targue d’offrir aux écrivains aspirants un travail de promotion et de diffusion, mais la technique est un leurre. Car une fois votre manuscrit envoyé, ils vous feront très rapidement part (dans un délai de moins d’un mois) d’une proposition indécente, à savoir une relation tarifée dans laquelle tous leurs services d’édition sont monnayés. Et pour quel résultat ! Ces entreprises d’autoédition sont gagnantes à 100% car elles ne prennent aucun risque et surfacturent leurs services. Les personnes qui ont recours à elles savent a posteriori, une fois que le mal est fait, à quoi s’en tenir : le livre n’en n’est pas un (pas de relecture, pas de mise en page, pas de confort de lecture, pas de regard éditorial, etc.) et la diffusion est quasi inexistante puisque l’ouvrage est amorti à parution : donc il est nul besoin de chercher à le vendre !"


samedi 09 août : 16h30-17h Rencontre avec un écrivain
Jean-François Vernay/ François Garde
Suivie d’une séance de dédicaces au stand librairie
Venez nombreux!

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