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mercredi 7 avril 2010

Chantiers australiens : du totémisme aux nouvelles technologies

le Mardi 13 avril 2010
Musée du quai Branly, Salle de cours 2, 10h-14h


10.00 - 12.00
"Mémoire coloniale et historicité dans la peinture kija du Kimberley Oriental"
Arnaud Morvan (doctorant EHESS/Université de Melbourne).
Discutante: Françoise Zonabend (directrice d'études à l'EHESS)


La communication décrit les trajectoires interculturelles de plusieurs peintures et performances d’artistes aborigènes de langue kija, en particulier Paddy Nyunkuny Bedford (1922-2007) et Lena Nyadbi (1936-), des oeuvres dont le contenu historique et biographique met en lumière une histoire souterraine de la colonisation du Kimberley depuis le XIXème
siècle. La recherche conjugue deux tendances récentes de l’anthropologie de l’art: les approches de Myers et Thomas centrées sur la circulation interculturelle des objets et une analyse en termes de processus et d’intentionnalité (agency) des oeuvres d’art, développée à partir de Gell. Un corpus d’une quinzaine de peintures contemporaines kija (réalisées entre 1983-2008 par six artistes de l’école de Warmun) sera analysé au regard de trois performances rituelles (de type joonba et balga) observées pendant plusieurs enquêtes de terrain en Australie entre 2005 et 2008. Ce matériel permet de mettre en évidence la manière dont les artistes utilisent les peintures et les performances pour inscrire des événements historiques à la fois dans les objets, les corps et les paysages, formant une mémoire ancrée géographiquement. Ce processus de « mémorialisation » rituelle du paysage, actualisé par les peintures, reflète le passé colonial de la région et son impact dans l’espace (urbanisation, exploitation des ressources naturelles et humaines, conflits de frontières, massacres des populations locales).


12.00 - 14.00
"'In the best interests of the Aboriginal child': Configuring relationships between past and present Aboriginal child removals"
Tiffany McComsey (PhD Candidate, University of Manchester UK)


The welfare of Indigenous children in western settler nations has been, and continues to be, a focus of state intervention. In Australia past Aboriginal child removals have become central to public debates concerning state provision of welfare services to Aboriginal children, families and communities. The term ‘Stolen Generations’ refers to Aboriginal and Torres Strait Islander children who were removed from their families and communities as a result of Indigenous child removal policies, dating from 1910 through the 1970s. The politicised debate over past Aboriginal child removals and the focus on an apology and compensation to those who were removed has inhibited understanding relationships between past Aboriginal child removals and contemporary Aboriginal child removals. While past Indigenous child removals are acknowledged as having significantly affected Aboriginal families and communities throughout Australia, the intergenerational legacies of removals – how to address them and by what means – either through Aboriginal and or non-Indigenous approaches – is less cogent. This paper seeks to explore how some of the intergenerational experiences of past Aboriginal child welfare policies, specifically the removal of Aboriginal children from their families and communities, are interrelated with contemporary Aboriginal child welfare practices. This analysis is based on fieldwork with Aboriginal and non-Aboriginal NGOs working in the field of Aboriginal child welfare in the Aboriginal community of Redfern, an inner city suburb of Sydney.

Séminaire animé par Barbara Glowczewski (DR CNRS, LAS)
et Jessica De Largy Healy (Chercheuse affiliée au LAS)

Contacts : b.glowczewski@college-de-france.fr et jdelargy@quaibranly.fr
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2009/ue/353/

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