counter

mercredi 6 janvier 2010

Conférence le 05 janvier 2010: Panorama du roman aborigène




Légende: Conférence de J-F Vernay à la Maison de la Nouvelle Calédonie à Paris.
J'ai eu le plaisir d'informer un public averti (australianistes littéraires, ethnologues, etc.) et curieux (passionnés des lettres, amis, etc.) sur les caractéristiques principales du roman aborigène dans un lieu très esthétique qui a pu mettre en valeur la recherche néo-calédonienne à Paris. Nous étions entourés des oeuvres d'Adjé, un artiste qui met tout son coeur à travailler sur des projets d'envergure.
Je remercie l'Ambassade d'Australie et les personnels de la Maison de la Nouvelle Calédonie pour leur soutien logistique à cette soirée et les services de la Province Sud pour le financement du projet.
Nous avons passé un moment très convivial, avec de franches rigolades lors du pot de l'amitié, moment enrichi de nouvelles réflexions nées du débat qui a suivi ma présentation. Les interventions étaient de grande qualité.


A noter qu'une critique universitaire sur Panorama du roman australien
a paru sous la plume de Xavier PONS.

Extraits:

"Il n’existait jusqu’ici aucun livre en français pour présenter la littérature
australienne à un public non-anglophone. Quelques rares monographies mettaient en
lumière tel ou tel auteur de réputation internationale comme Patrick White ou Peter
Carey,1 mais il n’existait aucun ouvrage qui donne une vue d’ensemble du roman
australien. Cette regrettable lacune est maintenant comblée avec la publication du
Panorama du roman australien écrit par Jean-François Vernay. Ce spécialiste du
romancier Christopher Koch, sur qui il a publié une excellente monographie, invite
le lecteur à découvrir une production littéraire abondante et très variée, dont il
retrace l’historique depuis ses débuts vers le milieu du 19ème siècle jusqu’à ses
prolongements contemporains.

Le livre est structuré de façon fort originale puisqu’il se présente comme un
film, une succession d’images tournées selon trois perspectives différentes :
panoramiques, gros plans et contre-plongées. La métaphore filmique est soutenue
d’un bout à l’autre de l’ouvrage, qui commence par une bande-annonce, et se
termine par un générique. Le plaisir de la lecture se trouve accentué par le procédé
qui, s’il fait parfois un peu "gimmick", permet en outre de varier le rythme de la
narration et de s’attarder sur une sélection d’auteurs ou de textes particulièrement
significatifs, qui y gagnent en visibilité."
Lire la suite dans : ANGLOPHONIA / CALIBAN 25 (2009), p. 515-7.
Revue universitaire publiée à l'Université de Toulouse-Le Mirail.

Voir aussi le site de l'AFA http://www.france-australie.org/index.php?page=actualite&actu=84 qui vous tient au courant de l'actualité australienne.

Copyright : France Australie/Paris -
Crédit photographique: Simone AUDISSOU.

L'auteur en compagnie de la charmante pr
ésidente de l'AFA, MarylineFAURE.









Copyright :
France Australie/Paris -
Crédit photographique: Simone AUDISSOU.

La joyeuse équipe des australianistes de l'AFA et sa présidente.

Voici un article sous la plume de David Martin :

Jean-françois Vernay et le roman aborigène

« Il existe peu d’auteurs de romans mélanésiens » extrait des Nouvelles calédoniennes du 29 janvier 20110
Jean-François Vernay a tenu une conférence à Paris sur le roman aborigène. Il estime que le roman est « peut-être un carcan trop restrictif pour la créativité » des cultures orales aborigène et mélanésienne. jean-francois-vernay.jpgLes Nouvelles Calédoniennes : En quoi le roman aborigène se distingue-t-il du roman australien non-aborigène ?
Jean-François Vernay : Le roman aborigène se démarque du roman australien non aborigène par sa prose très militante. Le roman est presque un prétexte pour faire passer des messages très politiques. Par exemple, Alexis Wright, qui a reçu pour Carpentaria le prix Miles Franklin, l’équivalent australien du prix Goncourt, est très militante. Elle parle d’industriels qui volent la terre pour une exploitation minière. Les Aborigènes commencent à s’approprier le roman. Mais leur culture est plus proche de la poésie, du chant, des mythes et des contes. Par ailleurs, il y a une réelle difficulté pour eux de se faire publier. Ils ne s’expriment pas de façon très bonne en anglais et les éditeurs doivent donc faire de nombreux rectificatifs sur les manuscrits. Cela a un coût important.

Peut-on faire un parallèle entre la littérature aborigène et la littérature kanak pour ce qui est du style romanesque ?

Il existe peu d’auteurs de romans mélanésiens, si ce n’est Déwé Gorodey. Peut-être que le roman mélanésien tarde à prendre son essor parce que la forme littéraire du roman ne convient pas. Elle représente un carcan trop restrictif pour la créativité. Les règles y sont plus strictes que dans l’oralité. Par exemple, dans le roman aborigène, on constate qu’il y a souvent des histoires dans l’histoire. L’écriture est un peu filandreuse et il est donc difficile d’avoir une intrigue dominante. On peut se perdre facilement dans un roman …
La suite ici:
http://www.lnc.nc/articles/article_71716_268091_71716.htm


ou voir en page 21 du quotidien polynésien :

http://www.polynesie-francaise.pref.gouv.fr/sections/actualites/revue_de_presse/copy2_of_revue_de_presse_du_0/downloadFile/attachedFile/RDP_05-01-10.pdf?nocache=1262919956.18

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.